mercredi 7 janvier 2009

Un Joyeux Noël et une Bonne Année 2009























Bonjour les amis,

J'espère que vous avez passé un joyeux temps des Fêtes. Moi, j'ai passé un très beau temps de Noël et le Père Noël a été très généreux avec moi et ma famille. J'y reviendrai. Je veux aussi profiter de l'occasion pour vous souhaiter une Bonne Année 2009 à tout le monde. Je vous souhaite beaucoup de santé et tout plein de bonnes choses.
La dernière fois que je vous ai écrit, c'était le 18 décembre. J'ai donc pas mal de nouvelles à vous raconter et des photos à vous montrer. Aussi, moi et papa ne pourrons tout faire en un seul message. Alors revenez me voir souvent au cours des prochains jours.

Je commence donc en vous parlant du vendredi 19 décembre. Je suis allé à Sainte-Justine avec toute ma famille. Bertrand a changé mon pansement de PICC-Line. Une résidente en chirurgie a enlevé le dernier point de suture sur ma cicatrice à la suite de mon opération du 6 novembre. Il a fallu qu'elle tire un peu dessus et j'ai pleuré. Par la suite, Bertrand nous a administré, à toute la famille, le vaccin contre l'influenza. Bertrand trouve que maman est une maman-poule parce qu'elle a insisté pour que Philippe ait, comme moi, une petite crème pour rendre insensible la peau à l'endroit où le vaccin devait être administré. J'ai pleuré un peu lorsque j'ai reçu le vaccin mais papa, maman et Philippe chantaient Frère Jacques. Par la suite, c'est moi qui chantait Frère Jacques pour Philippe, Papa et Maman. À la fin de la journée, j'étais bien fatigué et j'ai dormi toute la nuit avec Philippe. J'aime ça faire dodo avec mon grand frère.

Samedi le 20 décembre, il faisait froid dehors, alors je n'ai pas été jouer à l'extérieur. En après-midi j'ai fait une sieste avec papa de 13h45 à 15h30. Dans la nuit de samedi à dimanche, je me suis réveillé à 1h15 du matin car j'avais mal au ventre. Nous avons donc tous joué au lit musical. J'ai dormi avec maman dans le lit à Philippe et mon frère a dormi avec papa dans la chambre de mes parents.

Dimanche le 21 décembre, c'est la fête à ma cousine Frédérique. Aussi, papa, son parrain, et Philippe sont partis à sa fête. Elle a eu 2 ans. Moi, j'aurais bien aimé y aller mais je ne peux pas car, cette semaine, Frédérique a eu une gastro-entérite alors je ne veux pas l'attraper (En fait, c'est mes parents qui ne veulent pas prendre de risque). BONNE FÊTE FRÉDÉRIQUE ! Je t'aime fort. Je joins donc une belle photo de ma cousine.
Lundi le 22 décembre, j'ai un rendez-vous à 10h00 à l'Hôpital Sainte-Justine. C'est mon infirmier Bertrand qui «héparine mon tuyau». Je joins trois photos où 1) on peut voir le changement de pansement, 2) le PICC-Line pénétrant dans mon bras et, finalement, c'est moi qui injecte l'héparine dans le PICC-Line. À ce moment, Bertrand dit toujours: « Pousse Émile, pousse ! ». Alors je pèse très fort sur la seringue. La prise de sang révèle que mes neutrophiles sont très bas: 0,4. Je ne peux donc avoir de chimiothérapie aujourd'hui. Dr. Robitaille, celle qui dit que j'ai des grenouilles dans mon ventre et des petits chats dans mes oreilles, dit à mes parents qu'il faut un minimum de neutrophiles établi à 0,75 pour recevoir la chimiothérapie. Je devrai donc revenir à Sainte-Justine le 26 décembre. J'ai vu le Père Noël à l'hôpital. Je n'étais pas trop certain car il y avait beaucoup d'amis et de parents. Finalement, j'ai consenti à aller m'asseoir sur le Père Noël mais je n'étais pas très rassuré. Vous pouvez le voir sur la photo. J'ai eu deux boîtes pour faire de la peinture, un toutou, un jeu pour dessiner avec de l'eau. J'étais bien content. Comme j'avais dîné à l'hôpital, j'ai dormi durant tout le chemin du retour.

Pour terminer, j'ajoute deux photos. D'abord, depuis le temps que je vous en parle de mon infirmier-pivot Bertrand, le voici. Je l'aime très fort. Bertrand, c'est l'un des anges (mais parfois coquin) de Sainte-Justine. La deuxième, c'est un peu un petit cadeau de Noël. C'est notre photo de famille pour cette année. J'espère qu'elle vous plaira.
Je vous reviens demain les amis. À tantôt,
Émile

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