vendredi 7 novembre 2008

De très bonnes nouvelles !

Bonjour les amis,

Si je vous écris aujourd'hui, c'est que j'ai d'excellentes nouvelles à vous annoncer.

D'abord, mardi dernier le 28 octobre, j'ai passé un nouveau CT Scan. Et les résultats ont été excellents. Ma tumeur sur mon rein droit a perdu environ 60 % de son volume. Le thrombus tumoral dans ma veine cave inférieure a également beaucoup rapetissé en longueur et en circonférence. C'est mon chirurgien, le Dr. Ouimet, qui nous a annoncé la bonne nouvelle à moi, papa et maman. Le Dr. Ouimet et mon oncologue, le Dr. Champagne, nous ont dit que ces résultats dépassaient de beaucoup les attentes. Ces résultats veulent aussi dire deux choses: 1) l'histologie de la tumeur est probablement favorable (mais pour en avoir la certitude, il faut attendre l'analyse de la tumeur par le pathologiste) ; et 2) je peux être opéré. L'opération a été prévue pour le 6 novembre.

Je suis donc entré à l'hôpital mercredi soir cette semaine. Ce fut une soirée difficile pour moi. J'ai dû me soumettre à trois prises de sang pour des analyses sanguines et pour la banque de sang. J'ai beaucoup pleuré mais papa et maman chantait Frère Jacques pour détourner, un peu, mon attention et pour me consoler. Ensuite, à 22h00, je me suis rendu en radiologie pour avoir une radio de mes poumons. Mais j'ai fait ça comme un champion et la radiologiste m'a donc donné des collants. J'ai choisi un squelette et une sorcière d'Halloween et un Flash McQeen que j'ai collé sur mon bras droit. Lorsque je me suis endormi vers 23h00, j'étais bien fatigué.

À mon réveil hier matin, le Dr. Ouimet a annoncé à moi et maman que mon opération était retardée d'une heure. Les brancardiers sont donc venus me chercher à 8h45 pour m'amener au bloc opératoire. Je suis entré dans la salle d'opération à 9h15. Ce fut un moment difficile pour mon papa et ma maman de me voir partir seul avec les infirmières. Moi aussi je pleurais un peu mais j'avais beaucoup de courage parce que je savais ce qui m'attendait: on mettrait un masque sur ma figure pour me faire dormir, mon chirurgien, le Dr. Ouimet, ferait une coupure dans mon ventre pour enlever la tumeur et toutes les cellules méchantes, et ensuite je me réveillerais et papa et maman seraient à côté de moi.

(Note de papa: à son arrivée en salle d'opération, le personnel et les anesthésistes en ont eu pour une heure à préparer Émile. Installation de deux accès dans sa veine jugulaire et dans une veine de son pied droit pour de possible transfusions sanguines et l'injection de médicaments. Installation d'un épidural pour l'injection des médicaments contre la douleur et ainsi réduire au possible la prise d'opiacés. Installation d'une sonde urinaire. Installation d'un tube par le nez allant jusqu'à l'estomac pour éviter les problèmes associés à l'arrêt de fonction des intestins pendant un jour ou deux. Enfin, mise en place de l'appareil d'aide à la respiration.)

L'opération proprement dite a duré 2h15 minutes et elle fut un franc succès. Mon chirurgien a d'abord enlevé le thrombus tuméral dans ma veine cave inférieure. C'était la partie délicate de l'opération puisqu'il y avait des risques de pertes de sang. Mais finalement, je n'en ai perdu que 150 cc. Par la suite, le Dr. Ouimet a procédé à la néphrectomie, c'est-à-dire à l'ablation du rein droit et de la tumeur. La veine rénale droite a également été complètement enlevée. Tout s'est très bien passé et je suis sorti de la salle d'opération un peu après midi 30. Quel soulagement pour maman et papa. Je suis resté 2h30 minutes en salle de réveil et, à 15h15, j'étais de retour à ma chambre. J'étais un peu agité, mais ça m'a rassuré de voir que maman et papa étaient près de moi. J'avais de la fièvre (c'est normal après une telle chirurgie). Aussi, après m'avoir donné du tempras, je me suis endormi.

Je vous écris d'autres nouvelles de moi dans les prochaines heures.

Gros bisous,

Émile

1 commentaire:

Raymond a dit…

Nous pensons à vous et que la force soit avec vous.
Nous prions pour Émile qui est très courageux.
Il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

Raymond et Jocelynne